2018 : Ensemble pour le changement

29.11.2021

Un « show de bonnes nouvelles » qui ne tient pas la route.

Les disputes au sein du Gouvernement sur la politique migratoire ont fait la une entre Noël et Nouvel An. Des petits jeux politiques, concernant toutefois des vies humaines. La politique ne peut être plus cynique.

Le gouvernement de droite s’est vite déplacé vers un autre terrain prévisible : le show des bonnes nouvelles sur le plan socio-économique.

La création d’emplois n’aurait jamais été si grande, mais on oublie à cet égard que ce n’est pas le cas partout dans le pays, et que les emplois créés sont en outre souvent temporaires ou à temps partiel. Sans parler des flexi-jobs et des emplois occasionnels qui arrivent cette année.

Le pouvoir d’achat progresserait avec la nouvelle étape du tax shift à partir de janvier. Loin de nous l’idée de nier que le salaire net va augmenter grâce à l’adaptation des barèmes d’imposition. Mais il faut tout de même préciser qu’avec le saut d’index des années précédentes, les travailleurs ont perdu plus de salaire que ce qu’ils obtiennent aujourd’hui. Et que ce tax shift est largement insuffisant pour compenser les hausses de prix (de l’énergie, notamment).

L’économie progresserait, mais on peut lire partout que nous restons à la traîne par rapport aux pays qui nous entourent. On oublie également ici que ce sont les travailleurs qui permettent cette croissance grâce à leur productivité.

Que le Gouvernement nous réserve-t-il encore ?

Le Premier ministre annonce de nouvelles mesures en matière d’emploi. Ce n’est pas un hasard si les employeurs saisissent à nouveau la balle au bond pour demander encore davantage de flexibilité, et si certains partis politiques plaident en faveur d’une limitation des allocations de chômage dans le temps et la suppression de la prépension.

Dans le dossier des pensions, le Gouvernement s’apprête à décider lui-même des critères pour la définition des métiers lourds, de la façon la plus restrictive, bien entendu. Peu de travailleurs entreront en ligne de compte pour la pension anticipée sur la base de ces critères. Rien ne permet de dire si ce gouvernement modalisera encore le système à points. La manifestation du 19 décembre sur les pensions a démontré que les travailleurs n’acceptent pas cette situation. Les manifestants ont en outre bénéficié d’un large soutien dans les médias. Tout le monde s’accorde à dire que la réforme des pensions de ce gouvernement est bâclée et ne fait pas l’unanimité.

En mars, il y aura le traditionnel contrôle budgétaire. Le passé a montré qu’il est souvent synonyme d’économies supplémentaires. Sûrement parce que le Gouvernement recherche en même temps des moyens pour un « pacte d’investissement » et qu’il doit trouver ces moyens quelque part.

La résistance reste nécessaire

Le SETCa est prêt à poursuivre la résistance. Il faut maintenir la pression sur ce gouvernement, également pour signaler clairement qu’une autre politique est indispensable et possible.

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